
Pleine lune
Alors que la clé tourne dans la serrure je me demande comment allez passer cette nuit. Peut-être que je la passerai-je encore comme d'habitude, dans la folie. Ou peut-être que j'allais pouvoir la passer normalement dormir et tomber dans un de s'est rêves dont j'ai oublié l'existence.
J'ai oublié quel jour nous étions, mais je me dis que la vie continue malgré le chagrin qui me frappait de toute part, que mon ventre se tordit de douleur était une chose, mais que ma colocataire m'oublie en était une autre, mais bon la vie continue.
La journée avait commencé comme depuis des mois par un réveil en sueur et complètement désorienter, je ne m'étais même pas aperçu que les larmes sur mes joues coulaient. En ayant déjà oublié de quoi la nuit avait été faite de rêves ou de cauchemars (ça m'était complément égal), je m'étais levé d'un pas complément mal assurer et m'étais dirigé dans la salle de bains. J'avais des allures de mort vivante et pas d'une jeune fille de 18 ans à qui la vie avait toujours tout accordé. Examinant les grosses cernes sous mes yeux, je ne pus m'empêcher de penser à celle que j'étais il y a moins d'un an. Regard fixe sur cette fille qui me toisait, comment cette merveilleuse beauté c'était il envolée ? Comment une vie si paisible avait sombré dans un cauchemar si terrifiant.
Après les quelques minutes passer dans la salle de bains, à admirer un fantôme je m'étais habillé et était allé déjeuner, ma colocataire Julie ne m'adressait pratiquement plus la parole, seulement pour diverse chose à propos de la chambre que nous partagions. J'avais avalé un bol de céréales le plus rapidement possibles pour échapper à ses yeux pleins de reproches. Elle n'arrivait pas à comprendre mon chagrin, comme si avant elle et moi nous n'avions jamais été amies, car oui avant Julie et moi étions proches venant toutes les deux du lycée Jeanne d'Arc à Rennes, on avait fini par allez à la même université. Mais les temps changent, on grandis, nos chemins se séparent pour en rencontrer d'autres avec plus ou moins d'obstacles.
Il me restait un peu de temps avant le début de mon 1er cours, je repensais à mes années passer au lycée. J'avais été superficielle, celle qu'on remarque pour sa beauté et non pour sa personnalité, enfin il est vrai qu'à l'époque je n'en avais pas trop, je me contentais d'être belle et de me taire, j'aurais habité aux Etats-Unis j'aurais surement fini par devenir reine du bal ou un truc dans ce genre et rien que de penser à l'ironie de la chose un léger sourire étira ma bouche. M'adossant contre le mur, regardant le sol comme s'il allait me trahir sous mes pieds et devenir mou ou se briser, je contemplais les petits carreaux, ça été le seul moyen que j'ai trouvé pour vider mon esprit et d'oublier la douleur qui paralysait mes membres avant d'aller en cour. Je n'étais pas en mesure de suivre quoi que ce soit dans mon état, quand je ne pensais à rien, ça m'était plus aisé d'écouter et de comprendre ce que les professeurs nous racontait. Je n'avais jamais été très bonne avant même si j'arrivais toujours à trouver un moyen d'avancer et de rester au-dessus de la moyenne je préférais sortir, m'amuser avec mes amis. La seule idée de rester chez moi, à étudier me rebutait à un point que je ne pensais pas un jour franchir cet obstacle. Alors que maintenant sortir m'était impossible car mon corps et ma tête ne voulait plus faire un effort de sympathie avec qui que soit ou même bouger, j'avais trouvé un autre moyen que de me mettre en boule, pleurer et attendre. C'est alors que les devoirs et les révisions mon aider, je n'étais toujours pas heureuse, mais au moins je ne broyais pas du noir, je voulais réussir.
La journée c'était passé normal même au déjeuner, j'étais resté seule à ma table attendant que les cours reprenne, avant, j'avais des amis qui venaient me tirer de ma cacophonie, enfin essayait, mais le mur invisible que j'avais bâti autour de moi n'avait pas faiblie, bien au contraire, je savais que c'était pour mon bien et qu'ils étaient prêts à ce que je me confie, mais mon coeur prenait ça comme une attaque et renforça ce mur au point ou même mes amis, ne prenaient plus la peine de me dire bonjour. Pour me payer le reste de mes études je travaillais cinq soirs sur sept au petit café à côté de la fac. J'avais failli être viré par mon manque de sourire et de politesse, mais je m'étais ressaisis, car j'avais trop besoin de ce travail, car sou aucun prétexte je rentrerais à la maison.
-Bonsoir, Laïlla me dit Madame Verra la patronne du café. Je l'aimais bien, elle est très gentille.
-Bonsoir, répondis-je sur un ton qui frôle l'ennuie elle ne releva pas cependant.
Pendant que je me changeais dans les vestiaires des femmes je me constituais mon masque, celui qui me servait seulement ici au café pour cacher mon manque de vie. Au début ça n'avait pas été aisé de le garder presque trois heures d'affiler, mais avec le temps je m'étais habitué et les clients n'y voyaient que du feu. Ce qui était rassurant étant donné que je ne voulais pas être viré. Même Madame Verra avait été fière de mon comportement après que l'on avait eu notre conversation. Elle m'avait dit à l'époque, que mon chagrin, même si elle n'en connaissait pas la cause, pouvait être légitime et que si j'arrivais à feindre pendant mes trois heures de travail, elle me garderait parmi ses employés. Pendant mon temps de travail grâce à mon masque je ne pensais à rien sauf au client, c'était plus pratique j'avais toujours sur moi un stylo et un petit calepin pour écrire les commandes mais m'en servait jamais, car le vide de ma tête enregistrait toutes les commandes s'en erreur. Ce qui commençait à agacer mes collèges, je ne fessais jamais attention à eux, mais leurs regards disant long sur ce qu'ils pensent. J'avais en janvier gagner le droit d'avoir ma photo en haut du mur des meilleurs employés du mois, mais j'ai refusé, car cette attention à mon égard ne fit que remonter mon esprit à la surface de mes problèmes, je ne voulais plus qu'on me remarque et ce jour la c'est presque à genoux que j'avais supplié Madame Verra de ne pas le faire. Ce qui me valait encore plus de méfiance de la part du reste de l'équipe, il m'avait connu au début joyeuse, un peu maladroite et mal cordonner mais aujourd'hui c'était une fille complément vide qu'il avait devant eux. Je ne pouvais leur en vouloir, car même moi je me distinguais plus parmi les gens qui m'entouraient.
Alors que mes heures de travail fut effectué j'allais directement à la chambre, Julie n'était pas encore renter et je m'efforçais de réviser le peu de cours, je connaissais déjà toutes les matières sur le bout des doigts. Après plusieurs heures de travail acharner, non pas pour être la meilleure, mais pour ne pas faire remonter le spectre qui attendait son heure pour me faire souffrir. C'est alors que la clé tourna dans la serrure, je tressaillie en pensant à ce spectre qui viendra me hanté dans la nuit. Julie ne dénia même pas me regarder, elle prit quelques affaires et repartit en direction de la porte quand tout à coup.
-Faut que je te parle, elle me toisa d'un regard qui me dit que ça y est, plus jamais elle et moi serions amies.
-Oui, va y, même si j'ai essayé de le dire sur un ton assuré sa ne sonna pas de la même façon à mes oreilles et elle le remarqua.
-Voilà, ça fait des mois que tu n'es pas pareil, des mois que je ne te reconnais plus. Elle baissa ses yeux comme si elle avait peur que j'y descelle une vérité autre que celle quelle essayée de m'annoncer. Je n'en peux plus, j'ai l'impression de sombrer avec toi, j'ai essayé... non ont à essayer de t'aider, mais tu n'as pas bougé, tu es resté là à te morfondre. Sa voix se cassa, je comprends pourquoi elle ne m'avait pas dit ça plus tôt, elle avait peut-être peur ? Enfin je suis sur d'une chose ça lui faisait de la peine. Je ne peux plus rester ici avec toi à mes côtés m'annonça t-elle avait tant de force dans la voix que je crus qu'elle allait se mettre à crier.
-Tu veux partir ? Demandai-je d'une petite voix.
-Oui, j'ai demandé à d'autres filles si je pouvais venir dans leurs chambres. Elle avait l'air d'être désolé de me laisser. Et pourtant je ne lui en voulais pas, même dans mon enfer personnel je voulais faire plonger personne et certainement pas Julie.
-Ok pas de problème, je ne la regarde plus, me concentrant sur la porte derrière elle pour ne pas afficher mon chagrin.
-Je m'en vais dès ce soir, je viendrais chercher le reste de mes affaires plus tard dans la semaine, ça ne te dérange pas ?
-Non, non ne t'inquiète pas je ne toucherais à rien. Viens les chercher quand tu veux.
Sur ce elle me remercia de la tête et repartie en direction de la porte, elle ne se retourna pas, ne dis plus rien et s'en alla. Maintenant que je suis seule j'ai l'impression qu'on me passait dans une machine à laver. Sur le moment, quand elle m'avait annoncé qu'elle partait j'avais compris les mots pas la signification apparemment, car un poing venant de je ne sais où m'écrasa l'estomac au point où je ne peux plus respirer. Cela dura quelques minutes avant que je ne me rends compte que je pouvais de nouveaux respirer, mais que j'haletais. Tellement choquer que je ne peux pas pleurer.
Je ne sais pas ce qui s'est passé après cela, mais le sommeil avait eu raison de moi et pour une fois aucun cauchemars, aucun rêve non plus, quand mes yeux eu enfin la force de s'ouvrir je fus surprise qu'il était aussitôt, j'avais quoi encore quatre heures de sommeil devant moi, j'avais peur de ne pas retomber pas dans un sommeil, mais je me trompais. Je fus surprise de l'endroit d'où je me trouvais, un endroit qui enfant n'avait aucun secret pour moi, un coin percher au fond de la forêt sur une colline. Le soleil était aveuglant et j'aperçus au loin deux silhouettes. Je me rapprochais et leurs faisait signes, rien, maintenant je courais comment cela et possible ils devaient bien me voir même si je ne voyais pas de qu'ils s'agissaient. C'est alors qu'un cri dans la forêt me fit retourner et je ne vis que la cime des arbres tanguer comme un jour de tempête, le soleil n'avait pas empiéter dans les ténèbres des bois, j'avais peur, peur d'aller voir ce que ce cri était, mais je voulais savoir. Je me retournais et l'une des deux silhouettes avait disparu, j'avais un choix à faire, je devais choisir entre savoir qui était cette personne et de l'autre aller dans ce sous-bois peut accueillant pour y comprendre ce qui s'était passé, je ne comprenais pas pourquoi, mais quand je tournai ma tête en direction des bois j'eus l'impression qu'elle s'était approchée et je compris que ce n'était pas une illusion, elle se rapprochait belle et bien. Alors que dans un tourbillon de panique je me mis à courir vers cette silhouette étrangère tout en criant de s'en allez, elle ne bougeait pas affrontant la forêt.
Plus je courais plus la terrifiante forêt se rapprochait, au moment où j'arrivais à la hauteur de cette personne inconnue je voulue voir de qui il s'agissait, s'est alors que la brume ténébreuse des sous-bois l'enveloppa et me cacha son visage et je compris qu'il en était fini de moi, que je ne pouvais aller plus loin, que même si j'avais été plus rapide j'en avais plus la force, plus l'envie de m'enfuir, je voulais rester là ne plus bouger. D'une peur bleue j'étais passé à l'indifférence de ma survie, je ne trouvais plus aucun sens à ce que je faisais ni même à ce que je pensais. Un bruit me fit face à la forêt et au moment où j'aurais dû être englouti par elle je me réveillais. En sueur, complément affolé je regarde autour de moi telle une démente pour essayer de comprendre ce qui venait de m'arriver. C'est avec stupeur que je compris que ce n'était qu'un cauchemar rien de plus.
C'est alors qu'une autre journée commence, elle serait ordinaire, comme d'habitude. Je ne voulais pas forcer le destin à changer ma monotonie j'en étais heureuse comme ça. Sortant de ma chambre en pensant à ce soir me fit sursauter de peur. Le jour pouvait passer, mais la nuit était un calvaire, mon enfer personnel, ma prison je ne pouvais y échapper. Quand pour mon 1er cours commença j'entendis des élèves parler de moi, je n'avais jamais fait attention ces derniers mois jusqu'à aujourd'hui, maudit rêves pense-je irriter de m'être réveiller de mon état de zombie. Ils n'avaient pas remarqué que je les écoutais tellement habitués à ce que je sois enfermé dans ma bulle, oreilles boucher, ils évoquaient ma dépression. Tient étrange je ne m'étais pas rendu compte de mon état à ce point-là, la voix d'un timbre clair d'une des jeunes filles se demandait quand allais-je craquer, que j'allais attenter à mes jours. Je n'avais jamais envisagé l'éventualité même au début, pourquoi j'aurais du ? Voulais-je poser comme questions à cette fille mais j'en étais incapable, mais quand avais-je perdu ma spontanéité ? Le suicide, franchement qui a dit que la dépression allait forcement avait l'envie de se donner la mort ? J'étais déjà assise quand le prof commença son cours. C'était la 1ère fois depuis plus de 8 mois que je n'arrivais pas à suivre le cour trop préoccuper parce qu'avait dit s'est filles. Je me mis à réfléchir, comment cela était possible je ne pouvais pas être devenu aussi morte ? En 8 mois je n'avais parlé à personne, je ne m'intéressais à rien d'autres qu'aux cours. J'étais tombé si bas que ça ? Je n'en m'étais pas rendu compte. Un fort choc me sera la poitrine, mais le déclic dans mon esprit lui avait surgie. Je devais agir, me comporter comme quelqu'un de normal.
Le soir même alors déstabiliser par ma révélation je ne voulais plus réfléchir, mais dormir, j'étais tellement fatigué, j'avais l'impression de ne pas avoir dormi pendant plusieurs jours faisant nuit blanche les unes après les autres, ce qui devait en partie être vrai. Encore au lycée je n'aurais jamais perdu la face par rapport à ce genre de choses, mais la j'étais complètement dérouté, ne sachant plus quoi faire. J'aurais voulu qu'on me dise quoi faire, mais à cause de mon comportement tout le monde m'avait délaissé, regrettant maintenant ma léthargie je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même. Je ne pouvais décemment pas revenir en arrière avec un grand sourire et quelques excuses. J'aurais voulu que cela s'efface de la mémoire des gens, comme on efface une rature sur un devoir avec un peu de blanc. A ce moment-là, j'aurais voulu recommencer de zéro, soit, revenir en arrière soit actuellement changer d'université, ce qui serait mal venu, vu les circonstances. Il fallait que je sois patiente et même si m'a prise de conscience se fit tard, elle avait été faite, j'allais et j'allais rester zombie encore un peu de temps, car je sais qu'on ne se relève pas aussi facilement. Peut-être même je pourrais me faire aider par un spécialiste, idée que j'oubliai aussitôt de penser. Si je réveille mes secrets je pense que cette histoire finira mal pour moi donc faillais mieux que j'oublie cela. Vint alors l'heure d'aller se coucher, même si la fatigue me tombait dessus, je ne voulais pas refaire un de ces cauchemars qui m'ont temps perdu dans ma démence.
Ce fut une nuit calme, j'avais du emmagasiner trop de fatigue j'imagine, cette fois-ci d'un pas plus assurer j'allais voir les dégâts de toutes ces nuits dans le miroir, effrayant, me regardant avec un regard neuf je m'étais pas inquiété il y avait encore deux jours, mais là c'était du n'importe quoi j'aurais pu mettre autant de fond de teint cela ne les aurait pas cachés. Même si ma nuit avait dû les faire légèrement rétrécir de quelques millimètres je restais septique, je comprends mieux pourquoi les gens me dévisageaient autant. Je devais vraiment faire peur, j'en étais navré. Le pire fut mon comportement je m'étais pas rendu compte à quel point cette dépression m'avait changé. J'étais passé de la fille superficielle s'en aucun scrupule pour les autres, telle une lionne à une fille ravager par le chagrin qui avait des allures de chaton maltraiter. Ma famille ne m'avait pas revu depuis 8 mois, donc je comprends qu'il ne met pas aider. Ils ne se souciaient guère de moi, j'avais toujours été celle qui se débrouille le mieux parmi mon frère et ma soeur qui eux ne m'aimaient pas tant que ça du fait que ma vie avec eux avait été un enfer. J'en pris conscience aujourd'hui que le mot me désignant y a encore 10 mois était « garce », j'en étais pas fière à présent. Cette prise de conscience encore me fit hoquet un petit cri de douleur, j'étais si mauvaise que ça ? Je décidais qu'il était temps que j'aille faire acte de présence à l'amphithéâtre.
Allongé dans mon lit, je repense à tout s'est gens à qui j'ai dû faire du mal, je m'en sentit encore moins bien donc décidais qu'il était temps de fermer mes paupières et de chercher le sommeil. La sonnerie de mon portable retentis en pleine nuit ce qui me réveilla, je ne comprenais pas pourquoi on m'appelle mais bon, dans un élan d'effort surhumain je décrochai.
-Allo, dis-je d'une voix basse qu'on aurait dit que j'étais entouré de gens qui dorment.
-Laïlla ! Criait au bout du fil, il me fallu quelques secondes pour reconnaitre mon interlocuteur.
-Janna ? Ma petite soeur elle était en dernière année de lycée et à l'inverse de moi était très bonne, elle ne passait pas son temps à sortir à droite et à gauche. Que ce passe t-il ? J'avais sentie la panique dans sa voix.
-Faut que tu viennes à la maison, tout de suite ! Toujours pas calmer, cela devait être très grave, car elle ne m'appelait jamais comme le reste de ma famille soit disant passant.
-Pourquoi ? Je criai presque maintenant ayant peur moi aussi même si je ne savais pas de quoi il était question.
-C'est Papa ! Après cela, mes oreilles n'entendirent pas le reste de la discussion. Les mots n'avaient plus de sens. La seule chose que j'ai réussi à dire à ma soeur on était « ne bouge pas j'arrive », bien évidemment elle savait que j'étais loin et que je ne serais pas là avant un petit bout de temps.
Je raccrochai, pris un sac et rassembla quelques affaires, je me fis un petit brin de toilette en un temps record. Je laissais un message à l'accueil pour ne pas faire scandale en expliquant un peu la situation.
Je pars quelque temps chez moi, mon père à des problèmes je reviendrai le plus vite possible. Merci Laïlla Dinousi
Je savais que quand je rentrerais on me posera plein de questions mais bon ça m'était égal, je fonçais direction la gare, je n'avais pas beaucoup d'argent, mais cela était suffisant pour un aller-simple, une fois sur place il me sera plus simple de prendre un billet de retour. J'étudiais à l'université bordeaux 1, le plus simple pour aller à l'aéroport était encore un taxi, mais je voulais économiser mon argent un maximum et le tramway n'ayant pas encore reprit du service, je me mis à y aller à pied. J'espérais qu'une fois sur place y est un avion, mais aussi qui reste de la place sur le vol. J'accélérais le pas de façon a trottiné, j'avais hâte d'être là-bas savoir ce qui se passait exactement. Je pense que j'aurais dû écouter ce que ma soeur essayait de dire durant sa crise de panique, noyée de larmes, maintenant que la peur me prenait également de toute part je m'arrêtais sur le trottoir et je refusais d'y penser. J'aurais une fois sur place et même dans l'avion tout le loisir d'y repenser. C'est alors que je vis l'aéroport je me remis à respirer normalement.
J'avais eu de la chance y avait un vol de prévu et en plus qu'y n'était pas plein, alors que je m'assis à côté d'un siège vide la panique reprit de plus belle. J'avais devant moi un peu plus de deux heures pour ruminer ma détresse. Je posais ma tête contre le siège et contemplait l'aube à travers mon hublot, la journée s'annonçait radieuse, ce qui n'était pas forcément le cas de ma ville natal. Je l'avais aimé étant enfant, m'était éloignée légèrement d'elle quand j'entrepris de chercher une fac, je voulais plus tard retourner dans cet endroit magique, à présent s'en était plus le cas, je ne l'aimais plus, y remettre les pieds me fit souffrir au point que les gens autour de moi croyait que j'avais un malaise, heureusement je fis passer ça sur le décollage. Mon dieu, où vais-je ? Cette terre que j'avais tend aimer, qui maintenant me rebutait. L'avion fit une escale à Paris avant de repartir pour rennes, il y avait un peu plus de monde que le début du trajet le siège qui avait été vide était à présent habiter par un monsieur, des plus pervers que ma pauvre existence avait eu le loisir de croiser, n'arrêtant pas de souligner des yeux la forme qui apparaissait sous mon t-shirt. Je ne relevais pas faisant croire que je ne le voyais pas, ce qui fut bien c'est qu'il ne me parla pas. Je retombais alors dans ma panique, je m'approchais dangereusement de mon passé, de celui que j'avais fuie. Essayant de me remémorer ce qui avait bien pu se passer ce n'est qu'un trou noir qui accueillit ma douleur.
Arrivée à Rennes ma mère que j'avais appelée avant d'embarquer était là elle m'attendait dans sa petite Peugeot, je m'étais le sac à l'arrière et montait à l'avant, le voyage se fit en silence n'osant pas, elle et moi peut-être de la peur ou autre chose. Le voyage était un peu long nous roulions jusqu'à Paimpont ma ville d'origine. Les bois longeaient la route, le regard perdu tourné vers la fenêtre je me perdis dans toute cette contemplation du noire foret obscur qui s'offrait à moi.
-Nous sommes arrivés. Me dit ma mère prête déjà à sortir de la voiture
Je ne répondis pas cependant je contemplais la maison qui avait été la mienne durant temps d'année, elle n'avait pas changé. Mes parents n'aimaient pas le voisinage donc notre maison était entourée d'arbres un peu plus loin que le village lui-même. Je ne distinguais personne à l'intérieur, mais je la fixais en repensant à mon enfance, toujours plein de bonheur, adolescente je trouvais la maison trop loin de la ville et m'agaçait. Je voulais tellement oublier tous ça et pourtant me voilà face à mon cauchemars déterrant mon passé une larme se manifesta, ce n'était pas le moment de divaguer n'y de craquer. Après quelque seconde, je sortis de la voiture prenant avec moi mon sac. Je remontais l'allée boueuse jusqu'au perron, je me retournais avant de rentrer, examinant les arbres qui nous entouraient et par leurs grandes sagesses me rassure avec leurs vents doux comme des mots rassurant, mais bien sûr, aujourd'hui pas une brise de vents. C'est la gorge nouée que j'entrai dans cette grande maison froide qui loin dans ma mémoire me paraissait plus chaude.
Ma mère m'apporta quelque chose à boire, je déduis vu l'heure que c'était un café.
-Papa et Jenna ne sont pas la ? Demandai-je sur un ton méfiant comme si au fond de moi je ne voulais pas entendre ce qu'elle aurait à me dire.
-Non, Jenna ta expliquée la situation ? Elle non plus n'avait pas l'air à l'aise. Comme deux étrangères on se dévisageaient quelque minute avant que je comprenne qu'il fallait que je réponde.
- Si peut-être, quand elle a dit c'est papa, je n'ai pas réussi à écouter le reste.
Elle garda le silence tellement longtemps que je me demandais ce qui était aussi grave. J'aurais voulu lui demander mais malheureusement mes forces m'avaient déserté. Repensant à ces mois passer en compagnie de mon spectre où je n'avais été que zombifié, je n'aurais pas cru possible qu'une situation me sortirait aussi facilement. Est-ce que j'avais reprit conscience de mon état avant que cela arrive ? Peut-être pas un hasard si tout à coup je m'étais réveillé de ma stupeur après plusieurs mois passer dans l'indifférence total. J'avais toujours vu ma mère joyeuse je n'aurais pas cru ça possible qu'un jour elle soit triste. Maintenant elle me regardait avec tant de colère que j'ai dû devenir toute rouge de honte, comme une enfant qui attend qu'on la gronde après qu'elle est faite une bêtise. Elle se leva si brusquement que je sursautais et commença à crier.
-Ton père et en prison ! Elle avait commencé à pleurer.
-Papa est en ... comment... qu'est ce qui..., les mots ne voulaient décidément pas sortir de ma bouche.
Maintenant furieuse après moi, était-ce parce que je n'avais pas écouté Jenna au téléphone ?
- Ils ont retrouvé deux cadavres et ton père serait impliqué dans ce double assassinat. Elle le dit sur un ton qui me laissa croire que j'aurais moi aussi dû être au courant. Pas avec les journaux ou la télévision mais, comme si j'avais assisté et même participer aux meurtres.
Les yeux grands comme des soucoupes, je la dévisageai plusieurs secondes avant de reprendre vie et pourtant je ne trouvai pas les mots.
- Tu ne te souviens de rien ? Me demanda t-elle un peut moins furieuse à présent.
De quoi voulez-vous que je réponde mais, rien n'arriva je décidai donc de hocher la tête, elle baissa la sienne et essuya ses larmes et reprit la discussion.
-Ton père m'avait prévenu, il ne s'était pas trompé tu es vraiment devenu amnésique.
Je ne comprenais pas de quoi elle parlait, sur ce elle s'en alla en direction de la cuisine, quand elle revenait elle avait son portable à la main.
-Ton frère arrive, il sera là dans quelques heures. Mon frère Julian avait déménagé laissant les forêts de la Bretagne pour y adopter les plages de la Californie.
-Il est au courant ? Réussi-je à dire
Elle fit signe de la tête d'une réponse positive, alors que j'allais lui demander ou était Jenna le téléphone retenti. Elle se leva pour se jeter sur le téléphone, et moi complètement à bout de force j'étais resté sur le canapé accrocher à mon Meug, le regard vide d'émotions. J'écoutais la discussion de ma mère au téléphone.
-Tu as fini ? Dans sa voix je décelais son air inquiet. Ok je viens te chercher à toute suite.
Sur ce elle raccrocha et se retourna vers moi.
-Ta soeur et au poste de police, elle avait un interrogatoire, tu viens avec moi la chercher.
Je pensais au début que c'était une question, mais en me repassant la phrase dans ma tête m'aperçus que c'était une affirmation. Je lui emboîtais le pas pour regagner la voiture devant la maison, je me retournais, avec un air de déjà vu quelques jours avant mon départ pour la fac j'avais déjà ressenti ça. Je ne m'attardais pas trop à la contemplation de cette maison si fascinante. Le chemin jusqu'au poste de police fut silencieux que celui de l'aéroport à la maison.
Une fois là-bas je revus Janna, elle avait changé, avait grandi et minci, ses cheveux avait viré au chocolat et grandi de plusieurs centimètres. Je compris en voyant son visage que j'avais de sérieux problèmes. Le problème c'était qu'apparemment j'étais amnésique donc je ne savais pas pourquoi. C'est alors que dans une fraction de seconde je compris, enfin supposait, peut-être que j'étais à l'origine de ces meurtres. Mais qui sont ces gens ? Elle ne m'a pas dit leurs noms, ni même leurs sexes. J'en déduis que je ne devais pas les connaitre, nous nous avions rapproché et je peux remarquer que non loin de ma petite soeur y avait un agent fédéral, surement quelqu'un d'important pas un bleu. Ils avancèrent dans notre direction dit à ma mère qu'elle pouvait rentrer avec Janna, qui pendant ce temps-là elle et moi nous nous regardions avec un sourire plein de retenue.
-Vous êtes Laïlla ? Me demanda l'officier.
-Heu ... oui, j'étais un peu perdu par toute cette agitement.
-On aimerait vous interroger, si cela et possible maintenant on vous sera reconnaissant ?
-Oui bien sûr, je me retournais en direction de ma mère qu'elle n'était que plus heureuse de me laisser là, donc je compris qu'il valait mieux ne pas lui demander de rester pour m'attendre. Maman, tu peux rentrer à la maison, je me débrouillerais pour renter.
Elle sourie et parti. Je me retournais vers l'agent, il me fit signe de le suivre. Je n'avais pas compris qu'en rentrant dans ces bureaux sinistres je m'infligeais moi-même les derniers sacrements.
J'étais assise dans une pièce avec un bureau et deux chaises, ça doit être cela une salle d'interrogatoire. Il y avait aussi une vitre (surement tinté), à ce moment l'inspecteur Corin rentra.
-Laïlla Dinousi ?
-Oui. J'avais un peu peur, je crois qu'il le remarqua.
-J'ai quelques questions à vous poser. J'acquiesçais un hochement de tête, il tira la chaise pour s'y assoir.
Il mit sur la table le dossier de l'enquête.
-Vous savez pourquoi vous est là ?
- Un double meurtre causé par mon père ?
-Exactement, vous savez de qui ils s'agit ?
-Non, ma mère m'en a pas dit plus.
Il sortit du dossier deux photos, l'une d'un jeune homme et l'autre d'une jeune femme guère âgées tous les deux de plus que moi. Je contemplais les photos avec curiosité, leurs visages me disaient quelque chose, mais je ne savais pas d'où je les connaissais.
-Vous les connaissez ? Reprit l'inspecteur, guettant ma réaction.
Je préférais jouer franc-jeu.
-Leurs visages me disent quelque chose, mais je ne vois pas qui ça peut-être.
-Il s'agit de Mathieu Jofrin et d'Emilie Lassou, ça vous revient ?
-Leurs noms me disent quelque chose, mais franchement je ne vois toujours pas.
Il devait être sceptique et je peux comprendre. Comment fait une personne pour connaitre deux personnes décéder alors qu'elle ne se souvient plus d'où.
-D'après ce que nous a dit vos parents et votre soeur, Emilie Lassou était votre meilleure amie et Mathieu Jofrin votre fiancer.
Oulla, je comprends mieux si je les connais, mais je n'en ai aucun souvenir. Comment cela était possible ? Je ne sais pas ce qu'il lu sur mon visage, mais il se leva laissant les photos, me dit qu'il me laissait quelques minutes et partit.
Je contemplais les photos encore et encore avec plus de convictions. Après quelques minutes l'inspecteur revient et me raconta ce qu'ils avaient subi. On les avait tués à coups de poings et de marteau, ensuite on les avait enterrés dans la forêt, non loin de chez moi. Je comprenais j'étais suspecté et mon père aussi car le marteau retrouvé était le sien, mais j'aurais pu moi aussi m'en servir pour assassiner c'est deux personnes.
Restant amnésique le temps de mon incarcération la police décida de m'emmener sur les lieux, voir si la mémoire me revenait. J'avais un avocat commis d'office, il m'avait conseillé de ne pas le faire, mais je voulais savoir, j'étais curieuse. Nous partîmes en direction les agents de la police, mon père et moi-même, sur les lieux, un drôle de sentiments rempli mon corps. Il faisait légèrement froid, je commençais à greloter, la pluie commença à tomber par petites gouttes et un vent léger s'engouffrait entre les arbres. Nous n'étions pas encore arrivés au lieu où ils avaient retrouvé les corps. Mon père et moi étions menottés ce qui m'aidait pas à avancer plus vite, à ce moment plein de questions me traversait la tête. Pendant plusieurs jours enfermer dans une petite cellule au poste de police l'inspecteur n'avait pas arrêté de me poser plein de questions et souvent les mêmes, même un psychiatre est venu constater mon état. Il m'avait trouvé belle et bien amnésique dû à un choc traumatique. Je m'étais efforcé ces derniers jours à me rappeler d'Emilie et de Mathieu, mais rien ne revenait sauf pendant mon sommeil, des brides d'images traversait ma tête pendant mes rêves, comme des flash-back. Sauf quand je me réveillais les souvenirs c'était effacé, seul la certitude et les sentiments me faisaient rappeler que j'avais rêvé de ces deux personnes, mais pas de ce qui s'était passé durant les rêves. Me rappelant mon rêve fait quelques jours auparavant quand j'étais à la fac, celui qui m'avait un peu sortie de ma léthargie, il ressemblait à ce que je faisais ces derniers jours. J'avais hâte dans finir et de me souvenirs, savoir ce qui s'était passé et ce qui a effacé ma mémoire, enfin juste ma meilleure amie et mon fiancer. Comment ne pas ce rappeler de gens aussi importants, ça n'a aucun sens ? Est-ce que mon état était dû à ça ? Julie m'avait elle parlée d'eux, mais tellement perdu que je m'en étais même pas rendu compte ? C'est peut-être bien moi la meurtrière me rappelant que je n'étais pas très gentille à l'époque, j'aurais peut-être péter un plomb. Je comprenais pourquoi j'étais impliqué, mais mon père ça j'en avais aucune idée. Perdu dans mes réflexions, je m'étais pas rendu compte que nous étions arrivés. Ils nous séparèrent pour que nous ne restions pas ensemble, d'ailleurs je préférerais qu'il ne soit pas là ce qui tomba bien. Je me retournais vers l'inspecteur lui demandant pourquoi mon père était toujours incarcéré, il me dit que même si moi j'étais la 1er de la liste il en restait pas moins qu'ils avaient retrouvé ses empreintes sur la scène de crime et même sur les cadavres. Je m'asseyais sur une souche d'arbres légèrement pourri. Le regard fixe essayant de me souvenir de ce qui avait bien pu se passer. Je dévisageai l'inspecteur, il comprit à mon regard que j'avais besoin d'aide, il commença à me raconter ce qui s'était passé ce soir-là, comme on raconte une histoire à un enfant avant qu'il dorme. Je regardais dans le vide à présent, son récit ne me rappelait rien au début du moins. Il racontait qu'il y a 8 mois, un soir le vendredi 27 Aout alors que ma soeur et ma mère étaient à un dîner chez des amis, mon père travaillant et que moi je partais pour bordeaux le lendemain, ne nous étions pas allé (oui ça je m'en rappelais). Mathieu et Emilie étaient venus à la maison profiter des dernières heures en ma compagnie avant mon départ. Nous avions fêté la soirée dignement, quand mon père rentra, ce qui ne lui aurait pas plus et que par la suite nous nous serions disputé. Dans un moment de fureur Mathieu aurait commencé par attaquer mon père, qui quand serait tombé à terre j'aurais défendu en prenant le marteau que mon père aurait oublié de ranger pour tuer mon fiancer et qu'après Emilie soit intervenu pour nous séparer elle m'aurait attaqué si sauvagement que cette fois-ci mon père serait intervenu et il aurait mis une gifle si forte qu'elle serait cognée sur le rebord de la cheminée. Prit de panique mon père et moi serions mis d'accord pour les enterrer un peu plus loin dans la forêt.
-Non inspecteur, je ne crois pas que ce soit passé ainsi.
-Alors, qu'est-ce qui saurait passer ? Il voulait savoir, il n'était pas seul cependant.
-Laissait moi quelques minutes.
J'avais fermé les yeux, cherchant dans ma mémoire en repoussant les démons qui gardaient la porte de ce maudit souvenir. De toutes mes forces, je voulais savoir, je voulais comprendre. A ce moment la 2ème équipe revenait avec mon père, il me toisait avec inquiétude et à ce moment-là il commença à crier que c'était moi qu'ils les avaient tués, s'en scrupule, s'en aucun remord et que je l'aurais menacé s'il m'aidait pas et s'il parlait à la police je le tuerais. Même quand j'étais partie pour la fac il n'aurait rien dit par peur de mes représailles. Je n'y comprenais plus rien, totalement perdu, que voulais t'il dire ? Et là il dit la phrase qui tout à coup, remonta les images à la surface, faisant passer mes flash-back de mes nuits à la réalité. Il s'était vendu s'en même s'en rende compte à la police avec cette toute petite phrase. La nuit de ce vendredi reprenait forme dans mon esprit, l'odeur, les sensations, je me rappelais de tout. Les gens autour de moi attendait, impatient d'entendre ma version des faits. Je regardais l'inspecteur Corin, il comprit que je voulais être seule avec lui pour lui raconter. Il demanda aux autres de partir, après quelques minutes s'en aucun bruit autour de nous, juste-là légère brise et les gouttes qui ricochaient sur les feuilles.
-Il faisait plutôt froid pour la saison, il était un peu tard, mes amis et moi avions célébré mon entrer en fac. Je me souviens que ce soir-là Mathieu était un peu distant avec moi,ça m'irritait, mais je ne faisais pas trop attention, je pensais qu'il avait du mal que j'aille habiter aussi loin. Bref vers la fin de soirée nous parlions du mariage Emilie et moi qui étais prévu dans environ 1 ans après que j'aurais passé les examens. Mathieu était avec nous, mais était perdu dans ses pensées. J'avais demandé à Emilie d'être ma demoiselle d'honneur, elle avait l'air si contente quand je lui ai demandé que je n'ai rien soupçonner. A ce moment je regardais du coin de l'oeil l'inspecteur, il cherchait surement à comprendre ce que j'étais en train de lui dire. Après quelques secondes à mettre "tu", je repris mon histoire. Ensuite, après qu'on ait fini de parler du mariage, il était temps qu'ils rentrent, faillais que je me repose pour mon départ. J'avais entendu mon père qui rentrait plus tôt, je me suis hâté d'aller le rejoindre à sa voiture, lui expliquer qu'on n'était pas ivre, comme il s'emporte vite je voulais prendre les devants.
-Alors ma chérie tu as quelque chose à te reprocher ? Il avait dit sur le ton de la plaisanterie avec un léger sourire.
-Non papa, c'était juste que je voulais te dire qu'on avait un peu bu et qu'ils allaient rentrer. J'étais nerveuse d'entendre sa réponse.
Il s'est mis à rire, ça m'avait soulagé.
-Rentre, j'arrive toute suite, je décharge 2-3 trucs de la voiture.
Sur ce je rentrais à la maison et mes amis ne m'avaient pas entendu, j'entendais que leurs discutions étaient un peu houleuse et je me suis mis derrière un mur pour écouter ce qu'ils disaient.
-Tu ne comprends pas, c'était exprimé mon amie complément affoler, si elle l'apprend ça, ça va la rendre folle. C'est ma meilleure amie tu comprends, on ne peut pas lui faire ça.
Je ne comprenais pas ce qu'elle disait, je commençais à paniquer, mais toujours aussi curieuse, je voulais en entendre davantage.
-Je sais bien Emilie, écoute je t'aime, je ne ressens plus rien pour Laïlla. J'attendrais qu'elle soit en fac, après 1 mois là-bas je lui annoncerais.
Je n'en revenais pas, le mec que j'aimais et ma meilleure amie, je me sentais comme trahie. J'étais prête à aller les démolir, mais mes muscles refusaient de bouger. Je voulais plus entendre ce qu'ils se disaient, mais je restais là contre le mur, je ne m'étais pas rendu compte, mais des larmes silencieuses avait commencé à se déverser. Mon fiancer reprit en disant :
-C'est la meilleure solution pour le bébé, (QUOI ! je m'étais dit, mais les mots n'avaient pas dépassé ma pensée), je sais que tu m'as dit que t'aller avorter, mais je sais que tu vas le regretter. Aller, garde-le, pour moi et aussi pour toi. La meilleure chose qui peut nous arriver à toi et moi.
Je l'ai est entendu s'embrasser. Mon père rentra à ce moment- là et en voyant ma tête s'avança vers moi me demandant ce qui s'était passé. Mes amis, enfin les traites avaient entendu mon père et était venu à notre rencontre. Lorsqu'Emilie découvrit mon visage elle comprenait que j'avais tout entendu. D'un air horrifié elle commençait à reculer et s'excuser. Mathieu commençait à la suivre. Mon père toujours inquiet regarda mes amis pour leur demander ce qu'ils avaient faits. Il criait à présent, il ne supportait pas qu'on s'en prenne à sa fille.
-Pourquoi m'avoir fait ça, avais-je put dire, mais ma voix était tellement basse que personne ne m'avait reconnu. Tout le monde me toisait s'en bouger, comme si on entendait pour la 1er fois une muette parler.
-ça s'est fait par hasard, ce n'était pas voulu tu sais. Avait dit Emilie, dans sa voix il y avait tellement de regret.
-Je sais, je sais quoi Emilie ? Que tu es enceinte de mon fiancer et toi m'avoir trompé avec ma meilleure amie, vous...vous êtes... des traitres. Maintenant je criais entre deux sanglots.
Mon père ne prononça aucun mot, ce qui ne lui ressemblait pas et Mathieu prit la parole pour expliquer son adultère.
-Laisse-moi t'expliquer, je t'aimais Laïlla, mais tu as commencé dès que je t'ai demandé en mariage à t'éloigner de moi, à faire plein de projets qui m'a foutu la frousse. Et Emilie m'a réconfortée, j'avais plus l'impression que tu ne voyais que ta petite personne et que moi je ne comptais plus.
Je le regardais plein de reproche.
-Pour la dernière... phrase peut-être, mais, mais tu as eu peur, car je faisais des projets et maintenant tu es près à avoir un enf... un enfant avec elle ! Je ne pouvais plus réfléchir, j'étais tellement désarçonner. A ce moment mon père, se jeta sur Mathieu et au passage c'était approprier le marteau. Il commençait à lui donner des coups, Emilie et moi commençait à crier d'arrêter. Elle et moi essayer d'arrêter mon père ce qui n'était pas facile. Après quelques secondes qui m'avaient paru des heures il s'arrêta et se retournait vers mon amie. Il lui donna un coup et elle se retrouva sur le sol, avec acharnement lui donnant des coups dans le ventre, moi essayant de le tirer par le bras, mais en vin, je criais de toutes mes forces. Il me gifla tellement fort que j'ai été projeté, tombant sur le sol il continuait de ruer des coups à mon amie. J'étais horrifié je ne bougeais plus par peur de me faire moi aussi anéantir. Une fois qu'Emilie ne criait, ni ne bougeait plus il se retourna vers moi.
-Vient, aide-moi on va enterrer les cadavres.
Je les aidais à creuser et enterrer les corps, telle un esclave s'en cervelle, je faisais tout ce qu'il disait, s'en piper mot, j'en étais incapable car les mots n'avaient plus de sens. Je m'étais assise parterre, regard fixe, je ne prenais pas l'ampleur de ce qui s'était passé.
-Si, si tu dis ça à qui se soit, ou si tu préviens les flics je te tuerais. Mon père c'était tourné vers moi. Tu as bien compris. J'avais hoché de la tête et il me prit par le bras et m'avait ramené à la maison et ensuite le trou noir.
L'inspecteur me regarda, soudain il baissait les yeux et se mit à rire. Je ne comprenais pas pourquoi il riait, ce n'était en rien une histoire drôle.
-Je comprends mieux, déjà votre histoire colle mieux que celle de votre père et aussi ça explique votre dépression et amnésie.
-Je ne comprends pas inspecteur.
-C'est tout simple, vous avez occulté cette histoire jusqu'à aujourd'hui, car d'abord votre père vous à menacer et aussi, car vous avez été si choquer que votre cerveau vous à plongé dans une cacophonie. La phrase que votre père à prononcer tout à l'heure en disant que s'était vous qu'il l'avait dit n'a fait que remonter à la surface le souvenir de ce soir-là.
Je commençais à pleurer, comment j'avais oublié tout ça ? Mon dieu, qu'est-ce que j'ai fait ? J'aimerais tend ne plus me souvenir retomber dans mon état de ces derniers mois. S'il vous plait, aider-moi. J'avais tellement mal que je croisais mes bras sur mon ventre et me recroquevillais sur moi-même. J'oubliais tout à par qui j'étais, ce que j'avais fait tout sauf une chose qui ne voulait pas s'effacer de ma mémoire, je la contemplais si souvent, si belle s'est alors que dans un souffle je chuchotais.
-Pleine lune.
-Quoi ?
-Pleine lune.
Sur ce je sombrais dans les limbes sombres et m'engouffrait avec joie, contemplais ce que je trouvais devant moi. Une lune si pleine que n'importe quelle beauté du globe se serait sentie offusquer. Mais moi je ne l'étais pas, je ne l'étais plus.
FIN

