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La lettre du condamné

Rise of the Ancients - Tabletop audio
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Il est de ces jours, où nous voudrions disparaître, prit par la honte de nos actions. 


Ce furent les derniers mots que Zay prononça, alors que nous allions nous coucher et ce fût également la dernière fois que je le vis. Ce jour-là, résonne encore en moi comme un terrible cauchemar, qui ne cesse, de me torturer, m'enfonçant peu à peu dans la folie. J'aurais voulu faire autrement, je voudrais pouvoir résister à ce que j'ai vu et j'aimerais que tout ça prenne fin. 

Ce que je vais vous raconter, ne dois en aucun cas être publié, ni même divulgué au grand public, on risquerait de créer une panique incontrôlable, si encore, on me prend au sérieux. Néanmoins, je pense que mes écrits son nécessaire pour un futur qui je l'espère ira loin. Ils nous faut nous préparer, pour cette abomination et mon témoignage pourra peut-être aider nos descendants à trouver une solution. 

Zay et moi, étions en charge d'un projet, qui consistait à déchiffrer un manuscrit, datant du 13e siècle qui aurait été retrouvé quelque part, sur une île, au milieu de l'océan. Nous n'avions pas à savoir, d'après eux, car la seule chose que nous avions à faire, c'est déchiffrer cet ancien dialecte. Durant des mois, nous avons travaillés sur les symboles, cherchant à travers différents ouvrages, des choses qui pourraient nous éclairer sur la traduction. Et ce jour arriva, nous avions tout ce qu'il nous fallait pour décrypter et après plusieurs jours, de traduction à écrire dans notre langue, Zay et moi décidâmes de le lire, pour voir si tout ça avait un sens.

Le livre en soit n'était pas très gros, et après un peu plus d'une heure de lecture, nous trouvons le texte certes, noir et dérangeant, mais parfaitement cohérent. Ce faisant tard, le soleil nous ayant déjà quitté depuis un moment déjà, nous prîmes la décision de prévenir nos supérieurs dès le lendemain, après nous être reposés. 

54/12/33

*

À mon réveil, je ne trouvai ni Zay ni le livre et encore moins la traduction que nous ayons fait. J'ai pensé, que Zay avait amené le livre directement à nos supérieurs, ce qui me déplut fortement. Dans le reste de la pièce, rien n'avait changé, et je me rappelle que la lumière venant de l'extérieur me paraissait étrange. Dehors, le ciel était rose, rien d'anormale me dirais vous, mais ça donnait dans la pièce une sorte de teinte violacer, comme si on avait mis devant la fenêtre un vitrail de la même couleur. 

Dans notre bureau, se trouvait le nécessaire pour faire la toilette et après celle-ci, je décidais de quitter notre bureau, pour rejoindre nos supérieurs et peut-être retrouver Zay. J'étais prêt, et que ne fût pas ma surprise, lorsque j'ouvris la porte et que je découvris non pas le couloir, mais notre bureau. J'étais dans le même bureau que je voyais devant mes yeux, alors que ce n'était pas possible, bien entendu, je me suis retourné pour regarder et j'étais bien encore dans mon bureau. Pensant que c'était un mauvais tour, je sortis de la pièce pour rentrer dans la nouvelle, avant que la porte ne se referme doucement sur moi. Je fis demi-tour et ouvris de nouveau la porte, qui donnait encore une fois sur le bureau. Je pensais être victime d'une substance, que j'aurais inhalé durant mon sommeil et immédiatement, j'atteins la fenêtre, pour l'ouvrir en grand. 

Le ciel était toujours aussi rose et je regardais en bas de l'immeuble, pour me rendre compte que la vie y était parfaitement normal, je pouvais voir des gens marcher sur les trottoirs, des calèches passant tranquillement, mais le plus étrange, c'est qu'aucun son ne parvenait à mes oreilles. Étais-je sourd ? Avais-je imaginé le bruit de la porte ou de la fenêtre par habitude ? C'est alors que je décidais de crier. Autant pour savoir si oui ou non j'étais sourd, mais aussi pour qu'on vienne m'aider à me sortir de cette impasse. 

Je m'étais lancé et après m'être moi-même fait peur, après avoir entendu parfaitement ma voix, je hurlai de toutes mes forces, mais personne ne regarda dans ma direction, c'est comme si j'étais parfaitement invisible. Je hurla bien plusieurs minutes, mais rien n'y fait, c'est alors que j'ai eu l'idée, de prendre un objet, je le voulais pas trop lourd, ni trop léger. Le but n'était pas de blesser une personne en bas, et c'est pourquoi mon choix, c'est porté sur une ancienne chaussure qui traînait là. La paire était à Zay, mais voilà déjà un moment qu'il ne les mettait plus. Ayant la chaussure en main, je regardai dehors, et me mis à la lancer, pas trop loin des passants, pour qu'ils puissent me regarder et ce que je vu, me fascina avant de me terrifier. Alors qu'elle était en train de chuter, la chaussure disparue, comme par magie et n’atteignis jamais le sol. Bien entendu, j'étais émerveillé de voir ça et comme un enfant, j'aurais voulu le partager avec mon ami et collègue Zay. Néanmoins, très vite, l'effroi fit place, personne ne pouvait m'entendre, personne ne pouvait me voir et rien ne pouvait sortir de cette pièce sans disparaître. 

J'avais reculé de cette fenêtre, prit par la panique, d'être enfermé en ces lieux, pour toujours. 

Après plusieurs heures perdues dans le désespoir qui me gagnait, je finis par me calmer. Je commençais peu à peu à résonner, pour essayer de trouver une solution. J'ai fini par m'asseoir, un coude sur la table et mon front reposant dans la paume de ma main. Bien que mon cœur battait encore rapidement et que mon front perlait de sueur, je commençais à retrouver ma lucidité. Certes, j'étais pour le moment coincé, mais on allait forcément se rendre compte de ma disparition, à un moment ou un autre. La société qui nous avait engagée, pourrait sûrement m'aider lorsque Zay se rendrait compte que je ne suis nul part. Oui, je ne peux compter que sur ça, et puis ça ne sera que l'histoire de quelques heures, au pire des cas d'un jour ou deux. Je ferais bien d'aller me reposer, histoire de me calmer et m'organiser si ma captivité doit durer un peu plus longtemps que prévus. 

10/72/41


*

Nous sommes le deuxième jour et encore aucune nouvelle. J'ai commencé par essayer de voir, si je pouvais sortir par la porte et comme la veille, ça me ramenait dans la même pièce. J'ai aussi essayé la fenêtre, si par chance, je pouvais atteindre une pièce adjacente, mais sans grand succès. C'est alors, que j'ai commencé à chercher dans la pièce des choses qui pourrait m'aider à me sortir moi-même de cette boucle interminable. Je pensais briser les murs, si je ne peux sortir par la porte, autant essayer de créer ma propre sortie. Et après bien des heures de recherches, je n'ai trouvé que pour seul outil, une cuillère et très franchement je n'irais pas loin avec ça. 

Bizarrement, j'ai pensé à la nourriture, que tard dans l'après-midi et même là je n'ai pas faim, simplement l'idée m'a traversé l'esprit. D'ordinaire, je ne dis jamais non à un bon repas, mais voilà que j'avais nullement l'envie de manger. Même prisonnier ici, mon corps devrait réclamer de la nourriture. Ce n'est pas très grave pour le moment, je m'inquiéterais un peu plus demain, si je vois que je n'ai toujours pas faim. Pour le moment, je vais aller me coucher. 

 

19/68/01


*

Aujourd'hui, je me suis levé avec cette sensation de danger, comme si j'étais observé. J'ai dû rêver et ça altéré ma réalité, mais après ça, j'ai été pris par une sensation d'angoisse, me voilà à mon troisième jour et aucune nouvelle de qui que ce soit. Je me sens comme étouffé et triste à la fois, comme si mon existence était transparente, comme si on m'avait laissé mourir là, que Zay n'en avait plus rien à faire de moi, lui qui est mon seul espoir. 

Je n'ai pas voulu retenter la porte, car j'avais peur que la tentative me fasse tomber d'avantage dans ma détresse. Je ne sais pas combien de temps, je suis resté là, à contempler la vue par la fenêtre, de regarder cette vie qui se déroulait sans moi. J'étais vidé de mon énergie, le désespoir ne semblait pas me quitter et pourtant, je n'avais pas envie d'essayer de me battre. Durant l'après-midi, je suis allé me coucher et j'ai trouvé vite le sommeil, mais il n'était pas salvateur, bien au contraire. J'étais pris de cauchemar, un voyage psychédélique, des images, des odeurs, des sensations que je ne connaissais pas, je me débattais, mais rien n'y faisait, je continuais d'être piégé dans mon rêve. Ce qui me réveilla, ce sont mes hurlements, qui avaient rempli la pièce. 

Durant un long moment, je restais perdu, ne comprenant pas qui j'étais et qu'est-ce que je faisais là. Quand je commençais à reprendre mes esprits, c'est à cet instant que j'avais réalisé que mon lit était trempé autant de sueur que de mon urine. J'avais fait une toilette, changé les draps et mis des vêtements de rechange. J'étais encore abasourdi par ce qui m'étais arrivé. Néanmoins, j'étais sortie de ma mélancolie. Dorénavant, si je ne pouvais pas sortir, je devais comprendre ce qui m'arrive. 

 

53/82/42


*

J'écris ces lignes avant de me coucher, bien que la perspective d'y aller me terrifie, mais je n'ai pas trop le choix, mes paupières commencent même à se faire lourdes. Je n'ai pas dormi de la nuit et je ne peux pas dire l'heure, mais il se fait tard, la nuit est déjà tombée. Durant 24 heures, j'ai cherché dans ma mémoire, dans les notes que j'ai retrouvées pour assembler les pièces du puzzle, pour comprendre ma misère. 

Zay et moi, avions traduit, sans réellement comprendre le sens du récit, puis, nous l'avions lu pour voir si tout ce qu'on avait traduit, était cohérent. Nous avons dû lire à voix haut certains passages et je pense que ce fut notre erreur. Je commence même à penser que mon ami, doit se retrouver dans la même situation que moi, dans une autre réalité. La chose qui m'étonne, c'est le manuscrit final, celui que nous devions rendre, que je ne retrouve nul part, comme s'il avait disparu. 

Néanmoins, entre ma mémoire et les notes, voilà ce que je peux en déduire. Tout d'abord, le livre est ancien, même s'il nous a été rapporté de dater du 13e siècle, je pense qu'il n'en ait rien. Pour moi, il serait bien plus ancien, même si je ne pourrais pas lui donner une date, même approximative. Enfin, pour être plus exact, ce livre-là, serait bien daté, mais pas le texte, comme s'il avait été réécrit, d'un plus ancien manuscrit. Ce qui me fait dire ça, ce sont deux choses, la première, les écritures, un mélange de plusieurs langues, de Latin, d'Arabe et langue morte. Aussi, nous avons dû essayer de traduire des symboles, que nous avions jamais vu. Ce sont ces symboles, qui me font penser à une civilisation encore plus ancienne, que l'Egypte antique. De plus, dans mon cauchemar, de l'après-midi, j'avais ressenti comme une période de l'histoire, pas du tout connu de nos manuelles et pourtant, déjà antérieure à la nôtre. 

Et si le manuscrit avait été écrit à différentes périodes de notre histoire, ou du moins traduit, plusieurs fois, par différentes nations, jusqu'à aujourd'hui. Cette idée, bien que je n'en ai pas la preuve, au fond de moi, j'en ai la certitude. 

Pour ce qui est écrit dans le livre, il est évident que nous avons à faire à quelque chose de démoniaque, et encore, je doute que ce mot convienne réellement à la situation, mais c'est le plus parlant à mon sens. Nous y avons trouvés des histoires, racontant des événements, des rassemblements de culte, ou encore des périodes de notre histoire, qui serait lié à cette chose. Il y avait aussi des sortes d'incantations, ou de prières, je ne saurais dire. Puis pour finir des croquis, de végétaux, d'animaux qui n'existent pas. Bien entendu, nous ne nous sommes pas attardés sur les dessins, pensant que c'était une fantaisie de l'écrivain, mais maintenant ça me semble claire, qu'il en était rien. Sur les dessins, nous aurions dit des choses, qui ressemblait fortement à notre monde, mais qui ne l'était pas pour autant, comme si dans la plus belle des plantes, ou d'un animal, nous avions injecté une dose d'abomination. C'était fascinant et répugnant à la fois, mais c'est dommage que je n'ai plus les dessins en tête, car j'aurais bien voulu vous décrire un de ces exemples. Et je suis un bien piètre dessinateur, j'aurais peur d'embellir ces monstruosités et donc de ne pas pouvoir rendre justice aux détails. 

Plus d'une fois durant la traduction, j'avais ressenti des sortes de malaises, comme si du livre émanait des ténèbres indéchiffrables. À de nombreuses reprises, j'avais été pris de panique, ou encore de cauchemars, mais j'avais bien ignoré cet avertissement, jusqu'à maintenant, mettant ça sur le compte de la fatigue. Aujourd'hui, ça me semble clair que tout cela était un présage et Zay et moi aurions dû arrêter de traduire ce livre. 

J'en viens à me demander, si cette chose est réellement de nature humaine. Je commence à me sentir mal, je vais essayer d'aller me coucher. 

 

99/99/99


*

Ce n'est pas possible, combien de temps, j'ai dormi ? Depuis combien de temps, je suis ici ? Pourquoi ses yeux dans le coin me fixe ? J'ai peur, je n'arrive plus à savoir ce qui est réel ou non. J'entends des bruits, qui me sont inconnus, je vois des choses terrifiantes et cette infâme odeur. Elle semble être le mélange de poissons pourris et de la moisissures réunis. Si je pouvais manger, j'ai la certitude que je vomirais sur-le-champ, mais heureusement pour moi, je ne ressens pas la faim. Enfin, je dis heureusement, mais c'est tout aussi inquiétant. Au-dehors, les jours et les nuits n'ont plus rien à voir avec ce que je connais. Tout semble être chamboulé. J'ai peur sortez moi de là. 
 

85


*

Je crois que je l'ai vu, il me semble que c'était Zay, je crois que c'est lui qui m'observe là-bas au coin. J'ai essayé de lui parler, mais il ne dit rien, ne fait rien. Les yeux me mettent mal à l'aise, mais j'en ai plus peur, vu qu'ils ne bougent pas du tout. Puis, quand je dors, il ne se passe rien dans la chambre, mais mes rêves eux sont hantés. Après, je ne crois pas que ça soit des rêves, d'ailleurs, je vais vous raconter au fur et à mesure, dès le réveil. 

Cette nuit, je me trouvais dans une sorte de grotte gigantesque, au point, où je ne voyais ni le plafond, ni les côtés, seulement le sol. L'air y était putride, pas comme celle de la chambre, mais comme quelque chose en décomposition. Il faisait noir et je ne distinguais rien autour de moi, pourtant, je voyais des lumières aveuglantes au loin, devant, derrière et au-dessus de moi. Elles étaient si lointaines, que je me demande comment je pouvais les voir. Prit de panique, j'ai couru devant moi, cherchant à atteindre la lumière, mais rien n'y faisait, j'avais l'impression de faire du surplace. A un moment, je me suis paralysé, j'étais incapable de bouger, je sentais la moindre parcelle de mon corps se recouvrir d'une sueur froide, mes muscles tremblaient tous et je pouvais sentir ma tête, se remplir d'informations, dont je comprenais pas le sens. C'est ainsi que je me suis réveillé, en sueur et encore dans ma pisse. Je n'avais plus fait pipi au lit, depuis l'enfance et voilà que ça me reprenait. 

 

00


*

Maintenant, j'entends des voix, elles sont parfois si proches, que j'ai l'impression qu'on me chuchote à l'oreille. Pourtant, je suis toujours seul dans la pièce, sauf ces maudits yeux, que je voudrais crever. Je les hais. J'allais oublier mon rêve. 

Je me trouvais dans un phare, je pouvais l'entendre, la tempête au-dehors, les vagues se fracassant sur les murs. J'étais monté en haut et quand je regardai à l'extérieur, je vu une vague arriver à ma hauteur, mon cœur s'emballa et j'ai bien cru qu'elle allait briser le verre qui me séparait de la mer. Juste avant que la vague ne percute le phare, je vu une bouche rempli de dents acérées, un peu comme un requin d'une taille gigantesque. J'ai bien cru que cette monstruosité allait avaler le phare en entier. Par réflexe, j'avais fermé les yeux, attendant que quelque chose se passe, une douleur, un souffle, de l'eau, n'importe quoi, mais rien. Quand j'ouvris les yeux, je me trouvais au milieu d'une forêt noir et épaisse, où les rayons de la lune peinaient à éclairer entre les arbres. Je me tournais sur moi-même, mais tout avait l'air si calme. C'est alors, que des bruits sinistres, rempli le silence, venant de tous les côtés, mais j'avais beau regarder, je ne voyais rien, absolument rien. Je me suis mis à hurler et ça me réveilla en sursaut. Et alors que j'étais toujours allongé dans mon lit, les deux yeux avaient bougé, ils étaient dorénavant, à quelques centimètres de mon visage, je fermais de nouveau les yeux, avant de les ouvrir de nouveau, pour me rendre compte qu'ils étaient de nouveau à leur place. 

Je crois que je vais les crever, j'en peux plus, ils m'obsèdent, et puis ses voix, ils me rendent fou. 

 

//


*

Le temps continue de passer, mais toujours rien, je ne me lave plus, à quoi bon, je ne peux pas laver mes vêtements et je pisse à chaque fois que je dors. D'ailleurs, je pisse, mais je ne chie rien, rien d'anormale vu que je ne mange rien, mais je ne bois pas non plus. Comment je peux encore uriner, alors que je ne bois plus rien BORDEL !!!

Les yeux ont arrêté de m'observer depuis, que j'ai pris les ciseaux et que j'ai enfoncé la paire dedans. Je pensais que ça allait réagir au moment où j'ai planté la première fois, mais pas du tout, j'ai pu crever les deux sans aucune résistance. Une fois fini, j'ai remarqué que mes mains étaient couvertes de sang, mais peu importe, les yeux n'étaient plus là. 

J'en peux plus de cet enfer, les voix sont toujours là par contre, elles chuchotent, mais je ne comprends pas ce qu'elles disent. Elle murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures, murmures le soleil se couche. 

...


*

 


J'ai pleuré, mais je ne sais plus pourquoi, j'ai trouvé un moyen de ne plus me concentrer sur les voix, quand elles sont assourdissantes. Je m'entaille la peau avec les ciseaux, la douleur fait que je ne perds pas encore la tête, chaque parcelle de mon corps est strié de marque rouge, avec du sang coagulé. Je perds la mémoire, de plus en plus, je ne sais même plus où je me trouve, ce que j'écris m'aide à m'en souvenir, mais aussitôt, j'oublie. Je suis perdu. 

 


*

Le soleil, il me nargue, je le sais, il n'arrête pas de m'envoyer des piqûres qui me brûle la peau, il me fixe, mais ne dit rien. Et la lune elle n'est pas mieux, elle ne parle pas, mais rigole de moi. Elle se moque de ma situation, elle sait que je suis enfermé ici depuis toujours. D'ailleurs, suis-je né ici ? Comment ma vie à commencé ici ? Et qui sont ces gens en bas ? Dès que je regarde, ils s'arrêtent de vivre pour me fixer, et si je me mets à leur hurler dessus, ils me pointent du doigt et se moquent aussi de moi. Puis, ils finissent toujours part se mettre à se dissoudre devant moi, perdant leurs peaux, leurs chairs, jusqu'à que leurs os commence à fondre également. Puis, quand j'arrête de regarder et que j'ouvre de nouveau les yeux, ils sont de nouveau là faisant leur vie. 

Puis, quand je me réveille, je vois les marques sur mon corps, qui peut bien me faire ça ? Je n'ai pas mal, puis quand je regarde, je vois des dessins, très étranges. C'est bizarre, car ça me dit quelque chose, mais je ne serais pas dire quoi. Comment puis-je savoir ? 

 


*

J'ai tout cassé, mais rien ne s'est ouvert, je vais sortir d'ici et j'écris ça au cas où ça serait la dernière fois. Je vais essayer la fenêtre, peut-être qu'avec de la chance, les gens en bas me réceptionneront. 

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