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La lettre du condamné

Rise of the Ancients - Tabletop audio
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Ce furent les derniers mots que Zay prononça, alors que nous allions nous coucher. À cet instant-là, cela m'avait paru complètement hors de propos. Pourtant, je n'avais pas cherché à en comprendre le sens, trop accablé par la fatigue. Ce que j'ignorais au moment de ma réflexion, c'est que c'était la dernière fois que je voyais mon cher ami. Aujourd'hui, je me dis que j'aurai dû retenir encore un peu ce sommeil accablant, pour profiter un tout petit peu plus de lui. J’appréciai notre amitié. Dorénavant, il n'y a plus que moi, le seul témoin de l'horreur à pouvoir m'exprimer. Ce jour-là, résonne encore en moi comme un terrible cauchemar, qui ne cesse, de me torturer, m'enfonçant peu à peu dans la folie. J'aurais voulu faire autrement, je voudrais pouvoir résister à ce que j'ai vu et j'aimerais que tout ça prenne fin.


 

Ce que je vais vous raconter, ne doit en aucun cas être publié, ni même divulguer au grand public, nous risquerions de créer une panique incontrôlable, si encore, on me prend au sérieux. Néanmoins, je pense que mes écrits sont nécessaires pour un futur qui je l'espère ira loin. Il nous faut nous préparer, pour cette abomination et mon témoignage pourra peut-être aider nos descendants à trouver une solution.


 

Zay et moi, étions en charge d'un projet, qui consistait à déchiffrer un manuscrit, datant du 13 siècle. Ce dernier aurait été trouvé quelque part, sur une île, au milieu de l'océan. Nous n'avions pas à savoir, d'après eux, car la seule chose que nous avions à faire, c'est déchiffrer cet ancien dialecte. Durant des mois, nous avons travaillé sur les symboles, cherchant à travers différents ouvrages, des choses qui pourraient nous éclairer sur la traduction. Et ce jour arriva, nous avions tout ce qu'il nous fallait pour décrypter. Après des jours, à traduire, Zay et moi décidâmes de le lire, pour voir si tout cela avait un sens.


 

Le manuscrit traduit, était de taille modeste. Nous passâmes un peu plus d'une heure à le lire, et bien que nous trouvions le texte dérangeant, il nous paraissait cohérent. Ce faisant tard, le soleil nous ayant déjà quitté depuis un moment, nous prîmes la décision de prévenir nos supérieurs dès le lendemain, après nous être reposés. 

 

54/12/33

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